Dernière cyclorandonnée de 3 jours ! C'est au cours de ce parcours que nous ferons notre dernière cyclorencontre : Mathieu, jeune suisse voyage seul pour rallier Lima depuis Sao-Paulo (nous avions pensé un temps à ce même itinéraire...). Nous avons passé un bivouac et une journée de vélo avec lui pour arriver ensemble à Puno. Nous étions venu, Paul et moi il y a 12 ans dans cette ville qui a bien changé ! La rue principale, alors en terre est aujourd'hui pavée et ressemble davantage à une petite rue piétonne Saint Phéréol (Marseille) qu'à une rue typique d'Amérique du Sud.... Ou sont les boliviennes qui vendaient leur artisanat dans la rue ? Ou sont les vendeurs de jus de fruit ou de maté ? Assurément, les villes s'uniformisent de plus en plus; difficile d'y ressentir le dépaysement. Le soir de notre arrivée, nous allons dîner dans un restaurant que je reconnais à sa configuration spatiale, mais ll'aménagement intérieur n'a plus rien à voir, nada ! Il ressemble à un restaurant pour touristes, semblable à tous les autres restaurants tourisitiques que l'on a pu voir dans notre voyage...

Gaston a très envie de visiter les îles flottantes "Los Ouros" sur le lac Titicaca, ce que nous ferons. Là aussi, surprise,  d'autres îles ont poussé comme des champignons aquatiques!

Après s'être demandé longuement si nous devions parcourir notre dernier trajet à vélo où en bus, nous optons pour le bus. Valéry, et surtout Gaston n'ont vraiment plus envie de pédaler, quant à moi je suis un peu lasse du froid et des conditions difficiles d'aventure sur les hauts plateaux. En découvrant la route, nous avons le doux bonheur de savourer notre place dans  le bus... Bien que très bien asphalté, le long ruban routier s'étire sur environ 300km entre 4000 et 5000m d'altitude, tout en montée. Seul les 80 derniers kilomètres commencent à descendre un peu. Là-haut, pas de village, pas d'eau! Aucun regret... C'eut été un plan galère pur jus, comme on les aime parfois, mais pas à ce moment là...

Nous avons envisagé de nous rendre à Cuzco, puis d'explorer le Machu Pichu, mais le coût en était trop élevé. Et après discussion avec plusieurs français, croisés ici ou là sur les îles, nous avons préféré rester sur l'image merveilleuse et beaucoup moins touristique, que nous en avons gardée lorsque nous y sommes allés en 2008

A notre arrivée à Aréquipa, nous sommes accueillis par la famille de Carla, une amie péruvienne d'Amélie (une filleule de Paul). Blanca, José, Edgar et Mario, tous frères et soeur, nous ont reçu avec grand coeur et simplicité... Nous avons arpenté les rues d'Aréquipa plusieurs jours de suite pour y trouver les derniers petits cadeaux pour les uns et les autres et aussi pour organiser notre voyage d'Aréquipa à Lima. Entre 16 heures de bus et 1h20 d'avion pour une petite différence financière, on a pas hésité longtemps!

D'Aréquipa, nous sommes allés visiter la vallée de Colca à 3h et demi de bus. Nous avons eu la chance d'y observer longuement les condors dans un des plus grand canyons d'Amérique du Sud. La vallée est splendide. On essaie de bien s'imprégner de la couleur du ciel bleu intense (comme celui de la provence par temps de mistral)... Nous avons fait une halte dans les sources chaudes à la périphérie de la petite ville de Chivay, elle aussi encore très typique, mais en pleine évolution touristique.... La famille de Clara nous avait encouragé à aller visiter le côté amazonien du Pérou. Mais là aussi, le seul voyage possible ne peut se faire qu'en avion dont le coût, une fois de plus nous a arrêtés.

De retour a Aréquipa, nous démontons et emballons une fois de plus les vélos, mais cette fois-ci c'est la dernière du grand voyage. Même si nous avons décidé de rentrer un peu plus tôt, chacun pour des raisons diverses, j'ai le coeur serré...

Le voyage du retour sera bien long, avec une journée d'attente à Lima et une autre à Madrid. Les enfants exhultent!...

Les retrouvailles avec les parents de Paul, sa soeur et sa famille et mon fils aîné Jonathan seront bien chaleureuses....Le lendemain de notre arrivée,la famille a pu prévenir à la hâte quelques parents et amis pour fêter notre retour. Il faut dire que nous avons changé 2 fois de suite notre date de retour dont la dernière peu de temps avant de rentrer.