Sawatdee ka

Novembre, arrivee a Bangkok, encore une des villes les plus polluees au monde. Ici aussi, suprematie de la voiture, ou les pietons doivent attendre de tres longues minutes lorsqu'ils veulent traverser. Beaucoup de voitures individuelles (enormement de pick-up dans certaines regions du pays), mais tout autant de taxis semble-t-il.  A cela se rajoutent les tuk-tuk et les 2,3 ou 4 roues en tout genre, rigolo, mais pas ecolo ! Ici aussi, la preoccupation environnementale semble inexistante… Pourtant, le roi, Bhumibol Adulyadej qui regne depuis 60 ans et que tous les thailandais venerent, est a l’origine de nombreux programmes soucieux de preserver la nature (creations de nombreux parcs pour preserver la faune et la flore, aide consequente pour l’irrigation des cultures, dans l’objectif de conserver une agriculture forte et de permettre aux populations rurales de continuer a vivre de leurs terres, infrastructure routiere… et aussi developpement  du tourisme). Chaque jour, l’hymne royal fait se lever et se taire les thailandais. Dans toutes les instances collectives, mais aussi dans chacune des maisons individuelles, pauvres ou riches, trone la photo du roi, et de son epouse bien souvent. Meme si le pays est a plus de 90% boudhiste, les thailandais sont inquiets pour le maintien de la tolerance entre les differentes religions, après sa mort. Ce roi vient en effet de feter ses 82 ans et tout le monde craint sa succession par l’un de ses fils. Sa fille serait quelqu’un qui partage les idees de son pere, mais l’ocupation du trone par une reine ne serait pas culturellement/politiquement correct … A suivre…

 

Nous avons demarre notre periple par le nord du pays. Pour cela, nous avons pris un train qui nous a emmenes jusqu’a Phitsanolok. Facile pour embarquer les velos dans un compartiment spcecial “encombrants” a l’avant du train. Apres l’abstinence vilipediste du Nepal, nous etions bien heureux de retrouver nos montures.  Les routes en Thailande sont asphaltees et bien entretenues, plutot plates dans cette partie du pays, quel boheur ! Moins agreable, les nombreux chiens (partout en Thailande) qui aboient sur notre caravane. Meme s’ils ont plus peur que nous (enfin pas pour moi), ca finit par devenir agacant. Pour ma part, ravie de retrouver des temperatures chaudes, pas pour Paul ! Le temps de se rehabituer a la popularite du convoi et c’est reparti pour 40,50, 60, voir 70 km, lorsqu’on ne veut pas dormir sous la tente, sur la pelouse d’une ecole, ou dans le refectoire d’un temple…. Le trike a une celebrite parfois fatigante  a assumer, tant les saluts sont nombreux. La Thailande, pays du sourire, surtout dans les villages, nous apporte de la bonne humeur et nous encourage dans les moments de lassitude ... Ce que je prefere, ce sont les franches rigolades, voire les cris de certains a la vue du trike. Puisque je suis dans mes preferences, j’adore les poubelles de certains villages en forme de grosses soupieres a base de pneus recycles… La vegetation est belle : des bananiers, des cocotiers, des immenses rhododendrons, des frangipaniers, des papayiers et de nombreuses especes que nous ignorons.

 

Notre premiere etape fut Sukhothai. Le parc historique, inscrit au patrimoine de l’Unesco est splendide. Les ruines de brique rouge des temples datant du 13 e siècle sont tres bien restaurees. Sukhothai fut la premiere capitale du royaume de Siam pendant environ 2 siecles, avant de disparaitre sous la vegetation... Nous avons visite egalement le parc de Sri Satchanalai, semblable a celui de Sukhothai, mais moins bien restaure, moins visite et a l’atmosphere “temple perdu”…

 

Nous avons visite un centre pour elephants a Lampang. Gaston et Valery ont bien apprecie les numeros de peinture, de saluts et autres bêtises pour les humains… Ceci dit ce centre comporte aussi le seul hopital au monde pour pachidermes.

 

Nous avons poursuivi notre route jusqu’a Lamphun que nous avons bien aime. Le temple principal, tres ancien, en cours de renovation, y est magnifique. En thailande, les temples, leur entretien et les nouvelles constructions sont nombreux.

 

Arrives a Chiang Mai le 4 Decembre, nous y restons quelques jours pour nous reposer, comme cela devient notre habitude, après plusieurs jours de pedalage, faire la classe de maniere plus approfondie, se faire masser , mettre a jour messagerie et blog. Nous trouvons une guest house tres agreable, maison de bois de tek, traditionnelle, tenue par Vicky (sabai Garden)

La visite du tres grand zoo de Chiang Mai ravira les garcons.

C’est a Chiang Mai que nous ferons la connaissance d’une famille Americano-russe demeurant en Californie: Renee et Alexei pour les parents, Sacha, 11 ans et Ruby, 9 ans, eux aussi en voyage pour un an. Comme a chaque fois, enfants, comme parents, nous sommes heureux d’echanger sur des destinations ou des preoccupations communes… C'est dans cette ville agreable que nous retrouverons Amy et John rencontres au Nepal. Malheureusement, la visite du camp de refugies birmans n'aura pas lieu comme  je l'esperais. En tous cas, revoir ce couple si sympathique nous a fait bien plaisir.

Le 8 Decembre, nous laissons les velos chez Vicky (qui nous les enverra a Bangkok), pour aller faire un tour au Laos, plus precisemment a Luang Prabang> Le voyage sera bien long : mini van de nuit pour arrvier a la frontiere, puis 2 jours de bateau  sur le Mekong. Se retrouver forcement avec les nombreux backpackers, nous plait bien moins que notre impression d’isolement et de liberte que nous procure les velos. ..Luang Prabang est une ville bien agreeable, calme avec une marche de nuit excpetionnelle… C’est dans cetten ancienne ville coloniale franciase que nous rencontrerons un couple tres tres sympatiques de cyclo randonneurs du Gard : Tija et Tijol : echanges passionnes et passionnant de notre point de vue… C’est malheureusement la-bas que je tomberai malade et ne verrai plus rien d’autre du Laos que ses hopitaux : Viang vieng, Vientiane ! Je rassure tout le monde, “ni cochonne, ni volage,” une simple et bonne vieille grippe, avec une forte fievre et une carence en magnesium qui m’a provoque d’importants malaises responsables de mes visites dans les hopitaux (experience interessante pour moi  et stressante pour Paul!).

 

On s’occupe de refaire les visas pour rentrer a nouveau en Thailande, attente d’un jour et c’est encore malade que nous reprenons un car pour rentrer a BKK> Le passage de la frontiere nous angoisse a cause de ma fievre. Merci le paracetamol ! C’est finalement le stress de Paul qui lui a fait monter un peu la temperature et se faire remettre un masque de protection par le medecin (?) bien cool a la frontiere !

 

Enfin de retour a Bkk, nous retournons a l’hotel Swan et a sa piscine pour y attendre avec impatience la venue de la famille…