* Paul RAVANAS

 

Né le 05 Mai 1970 à Marseille

Profession : enseignant des sciences économiques et sociales au lycée Stanislas à Cannes (Alpes Maritimes) ; Enseignant de Micro et Macro-économie au Ceram (Sophia Antipolis.

 

Langues : anglais

 

Centres d’intérêts : économie politique, écologie politique (animateur d’un club environnement durable à l’Institut Stanislas), alpinisme, escalade (nombreuses années d’encadrement au sein du Club Alpin Français).

 

Expérience de l’international : une année d’étude aux Etats-Unis (Western Washington University)

 

* Catherine VIGOUROUX

 

Née le 03 Février 1962 à Fort-Lamy (N’Djaména - Tchad)

 

Profession : Conseillère d’orientation-psychologue au Centre d’information et d’orientation de Cannes (Alpes maritimes)

 

Langues : anglais, espagnol en cours d’apprentissage

 

Centres d’intérêts : entretenir l’amitié, aider, être au plus près de la nature, chanter, manger biologique, essayer de préserver l’environnement, sports de plein air (randonnée, ski de randonnée, vélo ; alpinisme…), lire pour apprendre et pour s’améliorer, méditer….

* Nos voyages ensemble, avant la naissance de nos enfants :

Alpinisme cordillère des Andes (Pérou été 2000)

Avec nos enfants : diverses randonnées à vélo (France et Autriche)

 

* Jonathan RANISE, né le 08 Mai 1984 à Lomme : le premier fils de Catherine.

Profession : technicien aéronautique à Airbus, Toulouse. Passionné d’aviation, actuellement en cours d’apprentissage de la licence de pilote privé. Sera dans le cœur de toute sa famille, mais ne les accompagnera que le temps d’une pause vacances, sans doute aux alentours de Noël 2009…

 

 

* Gaston RAVANAS

 

Né le 06 Avril 2001 à Grasse (Alpes maritimes)

Centres d’intérêts : la musique, le vélo, faire la fête avec beaucoup d’amis…

 

* Valéry RAVANAS

 

Né le 15 Octobre 2003 à Grasse

Centres d’intérêts : se déguiser, pédaler, toujours jouer avec Matis….

 

Ils adorent tous les deux : se bercer dans un hamac !….


Notre approche


« Nous ne possédons pas les choses,
ce sont elles qui nous possèdent. »

 

   Crise économique, crise écologique, crise sociale et peut-être demain affrontements politiques…Le constat est banal et fait peur. Faut-il pour autant préférer l’oublier ? « Faire l’autruche » peut procurer certaines satisfactions à court terme, mais qu’en sera-t-il demain ? Chacun en convient, après des années de croissance plus ou moins heureuses, notre société ne sait plus où elle va.  Pire, elle ne répond plus aux aspirations d’une majorité de personnes. La modernité actuelle génère de multiples maux d’autant plus difficiles à déceler qu’ils font système ; difficile aussi car nous croyons disposer de peu moyens et de peu de temps pour s’en extraire. Notre enlisement est plus profond que l’on veut bien se l’avouer. Les solutions ne viendront pas d’une énième innovation technique, mais bien d’une remise en question plus profonde.

 

     Comme bien d’autres, nous croyons que notre temps n’est plus celui d’un simple amendement de notre organisation actuelle mais bien celui d’une refondation…

 

 

a) Notre philosophie éducative

 

 

     Nous croyons que ce « vivre autrement » doit puiser ses racines dans des valeurs différentes et souvent opposées à notre société de consommation : avoir/être, jouissance immédiate/accomplissement dans l’effort … La compétition éducative qui s’opère entre des valeurs dites « humanistes » et celles que l’on peut qualifier de « consuméristes » est une course très souvent inégale tant les moyens médiatiques et mercatiques renforcent ces dernières. Et même lorsque l’on en a conscience, la tentation de baisser les bras est forte. Pourtant, si nous voulons préserver toute la richesse humaine, il nous faut rester dans la course plus que jamais. L’enseignant connaît bien souvent les enjeux mais ne peut satisfaire tous les objectifs à la fois : le savoir est un outil essentiel, pourtant ce qu’il convient de transmettre dépasse les frontières de « l’école ». Nous pensons que le défi éducatif doit être relevé par tous, en utilisant d’autres armes ; celles que nous choisissons à travers cette expérience ne sont qu’une infime représentation de tant d’autres qu’il faudrait également considérer…

 

     Nous avons identifié ci-dessous quelques logiques qui nous semblent symptomatiques de notre malaise actuel et nous avons indiqué en correspondance comment notre voyage à vélo devrait permettre d’inverser ces tendances.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Symptômes

 
 

Actions

 
 

* Remplir le   temps en courant d’une activité nécessaire à une autre. 

 
 

* Changer de   temporalité pour penser autrement. Ne pas avoir   d’agenda, une simple feuille de route offre davantage de temps libre :   condition de vraies rencontres, à commencer par ses proches.

 
 

* Avoir plus   pour être heureux (matérialisme, consumérisme : un trop plein   créateur d’un vide intérieur)

 
 

* Avoir moins   pour être libre (se déplacer à vélo avec le strict nécessaire et   constater si oui ou non on sait être heureux. A-t-on besoin de jouets pour   jouer ? Ne pas avoir peur du dénuement pour se sentir riche.

 
 

* Une perception   de l’univers individualiste et autocentrée (moi, ma   ville, mon pays et le reste importe peu)

 
 

* Tâcher de   transmettre à nos enfants les principes nécessaires au devenir d’un citoyen   éclairé et respectueux (expérimenter que nous sommes tous différents et   pourtant tous embarqués sur la planète terre. Penser le global et plus   seulement le local).

 
 

* Une société   individualiste (c'est-à-dire le repli sur soi, sur son groupe,   ses proches)

 
 

* Expérimenter   les rencontres, la diversité et l’hospitalité. (Pour comprendre   la richesse et le bonheur que nous en retirons)

 
 

* Le risque   zéro (Nos vies et nos enfants étouffent de   surprotection, de notre refus du risque et de la mort)

 
 

* La peur du   risque est la peur de vivre (« sur les chemins sans   risques on n’emmène que les faibles » Herman Hesse, Siddhartha.   Il faut apprendre aux enfants à gérer les risques progressivement et   apprendre ainsi à faire confiance en la vie.)

 
 

* Transmettre   des connaissances dans une logique cartésienne de séparation des savoirs

 
 

* Susciter la   curiosité avant d’ancrer les apprentissages dans une école de la vie qui   donne du sens à partir d’une pensée davantage systémique.

 
 

* « Zapper,   Surfer » d’un plaisir immédiat à un autre (le temps du   désir est anéanti par l’immédiateté de la satisfaction…nos jeunes souffrent   cruellement d’un manque chronique d’élan.)

 
 

* Expérimenter   le profond bonheur qui émerge de l’accomplissement d’un effort long et   désiré. (rien ne vaut l’expérience. Le goût de l’effort   est un moteur puissant d’aboutissement et pourtant tant de jeunes n’y sont   que peu initiés).

 
 

* Agir sans se   soucier des conséquences environnementales

 

 

 
 

* Voyager avec   notre seule énergie, avec un minimum de matériel pour un plus grand respect   de la planète et des populations.

 

 

 

b) Quelques unes de nos valeurs

 

* Vire autrement : ne pas hésiter à changer, à rompre les habitudes même s’il faut prendre quelques risques;

* Le respect de l’environnement tant écologique que culturel et social ;

* Le nomadisme : se satisfaire de moins, et vivre simplement;

* Penser global, découvrir le local : appréhender chacune des cultures approchées, au sein d’une perspective globale.